Tifin awall majmu’a lkelimat el amazighi min Infriqya echemeliya bkhassa lought eltounisa beldiya
تيفين أوّل مجموعة الكلمات الأمازيغية من إفريقيا الشمالية بْكَسَّة لُغَة التونسية البلدية.
Le terme “beldi” met davantage l’accent sur cette histoire profonde de la Tunisie et son substrat amazigh, punique et non purement arabe de la langue, contrairement à “derja arabe tunisien” qui suggère une simple dérivation de l’arabe.
Les parlers amazighs ruraux, historiquement désignés sous les appellations « chelha » — notamment à Djerba et à Sened — ainsi que le chaoui, sont aujourd’hui en situation de disparition avancée, en raison de l’absence durable de politiques publiques de documentation, de transmission et de sauvegarde.
Parmi ces variétés, la langue beldi demeure l’un des rares ensembles linguistiques encore partiellement transmissibles. Sa préservation constitue désormais un enjeu prioritaire, peut-être l’ultime levier de sauvegarde vivante de ce patrimoine amazigh.
