La politesse (leḥdaqa) l’art de la bienveillance en kabyle

En kabyle, la politesse ne passe pas par le vouvoiement (on tutoie tout le monde), mais par l’utilisation de termes affectueux ou de verbes spécifiques selon le nombre de personnes.

1. Demander pardon : « Excuse-moi »

Le verbe utilisé est Suref, qui signifie littéralement « passer outre » ou « pardonner ».

  • Asuf (Singulier) : Ssuref-iyi. (Pardonne-moi).
  • Asget (Pluriel) : Ssurefet-iyi. (Pardonnez-moi).

Variante authentique : On utilise aussi souvent « Ulac uɣilif » pour dire « Ce n’est pas grave » ou « Pas de souci » en réponse à une excuse.

2. S’il te plaît : « S’il te plaît »

Il n’y a pas de traduction mot à mot unique, on utilise souvent des expressions liées à la fraternité ou à la divinité (selon le contexte).

  • Di leɛnaya-k (à un homme) / Di leɛnaya-m (à une femme).
    • Sens : « Je m’en remets à ta protection / S’il te plaît ».
  • Ma ulac uɣilif : Littéralement « S’il n’y a pas d’inconvénient ». C’est la forme la plus polie et la plus neutre.

3. Dire merci : « Tanmirt »

Tanmirt est le mot authentique par excellence.

  • Tanmirt-ik : Merci à toi (homme).
  • Tanmirt-im : Merci à toi (femme).
  • Tanmirt-nwen : Merci à vous (pluriel).

4. Entrez / Prenez place

Si vous recevez quelqu’un :

  • Anf-ed (Asuf) / Anfet-ed (Asget) : « Entre / Entrez ».
  • Ssers (Asuf) / Ssersit (Asget) : « Pose-toi / Asseyez-vous ».