En kabyle (Taqbaylit), la manière de se quitter est aussi importante que la manière de se saluer. Les expressions utilisées dépendent du temps (quand se reverra-t-on ?) mais aussi du rôle de chacun (celui qui part ou celui qui reste).
Contenu
1. Les expressions de temps
Pour dire « à bientôt » ou « à demain », on utilise la préposition Ar (jusqu’à). Voici les formes les plus pures :
- Ar azekka : À demain.
- Ar tura : À tout à l’heure (littéralement « jusqu’à maintenant », pour une séparation très courte).
- Ar deqqal : À plus tard (dans la même journée).
- Ar tikkelt nniḍen : À la prochaine fois / à bientôt.
- Ar tufat : Au revoir. C’est l’expression la plus noble, signifiant « jusqu’à ce que l’on se retrouve » (de la racine AF, trouver).
Attention : Évitez « Ar tikci », qui signifie « Jusqu’au don ». Préférez Ar tura pour la proximité immédiate.
2. Le rituel du départ : Qui dit quoi ?
C’est ici que la langue kabyle montre toute sa courtoisie. Le choix de l’expression dépend de votre position.
Celui qui part (l’invité ou celui qui s’en va)
Il souhaite la paix à ceux qui restent dans le lieu :
- Asuf (Singulier) : Qqim di lehna. (Reste en paix).
- Asget (Pluriel) : Qqimit di lehna. (Restez en paix).
Celui qui reste (l’hôte ou celui qui demeure)
Il répond par une bénédiction sur le chemin de l’autre :
- Asuf (Singulier) : Rruḥ di lehna. (Va en paix).
- Asget (Pluriel) : Rruḥet di lehna. (Allez en paix).
